Derrière ce nom latin un peu savant se cache l’une des annuelles les plus généreuses du jardin. Aussi appelée reine-marguerite ou aster de Chine, la Callistephus chinensis est une plante aux couleurs éclatantes qui vient illuminer les massifs au moment où la plupart des autres fleurs commencent à s’essouffler.
Que vous soyez jardinier débutant ou passionné à la recherche d’une fleur de fin de saison facile à cultiver, voici tout ce que vous devez savoir sur cette plante venue d’Asie, de son histoire à son entretien au quotidien.
Qu’est-ce que le Callistephus chinensis ?
Origines et histoire
La Callistephus chinensis est une plante annuelle très florifère appartenant à la famille des Astéracées. Si la forme sauvage pousse en prairie ou au bord des cours d’eau en Chine, en Corée et au Japon, cette espèce est cultivée en Chine depuis plus de 2000 ans et en Europe depuis environ 300 ans.
À l’origine, l’aster de Chine était principalement utilisé comme plante médicinale. Sa popularité en tant que plante ornementale a ensuite grandi grâce à ses fleurs colorées et à sa capacité à fleurir abondamment à l’automne.
Un genre botanique unique
Le genre botanique Callistephus n’est composé que d’une seule espèce : C. chinensis, la reine-marguerite. Celle-ci comprend en revanche de nombreuses variétés regroupées en séries, dont les principales différences résident dans leur taille ainsi que dans la diversité des coloris.
Description et caractéristiques botaniques
Port et feuillage
La reine-marguerite est une plante annuelle au port touffu et érigé. D’une croissance rapide, elle mesure de 40 à 60 centimètres de haut pour un diamètre de 15 à 30 centimètres. Certains cultivars peuvent mesurer jusqu’à 1 mètre de haut.
Le feuillage vert vif est composé de feuilles longues et profondément dentées, alternes, d’une dizaine de centimètres. Au moment de la floraison, le bas des tiges est souvent effeuillé.
Une floraison spectaculaire
Les formes des fleurs sont très variées chez les reines-marguerites. Les pétales peuvent être fins et simples, doubles, semi-doubles, en pompon, ou touffus, ressemblant à la fleur des chrysanthèmes. Les fleurs sont de toutes les couleurs : rose, jaune, blanc, bleu, rouge, pourpre.
La période de floraison s’étend de la mi-août à la fin de l’automne, ce qui en fait une alliée précieuse pour maintenir de la couleur au jardin jusqu’aux premières gelées.
Comment cultiver le Callistephus chinensis ?
Le semis et la plantation
La reine-marguerite apprécie la chaleur. Il faudra d’abord passer par une étape de semis sous abri ou châssis froid en début de printemps, puis repiquer les plants en fin de printemps, début d’été, en les espaçant d’au moins 30 à 40 cm.
Les graines peuvent également être semées directement en pleine terre d’avril à mai, après tout risque de gelée.
Le sol et l’exposition idéaux
La reine-marguerite s’installe dans tous les types de sols, à condition que celui-ci soit humifère et bien drainé. Elle demande une exposition ensoleillée.
La reine-marguerite craint l’excès d’humidité : laissez sécher le substrat entre deux arrosages.
L’entretien au fil des saisons
L’entretien du Callistephus chinensis est peu contraignant mais demande quelques gestes réguliers :
- Supprimez les fleurs fanées au fur et à mesure pour favoriser l’apparition de nouveaux boutons floraux.
- Tuteurez les grands cultivars (séries Andrella, Ostrich Plume, Pompon et Princess), sensibles aux vents et à la casse.
- Pour avoir des fleurs plus grosses, supprimez quelques boutons floraux afin de réduire leur nombre.
Maladies et ravageurs : les points de vigilance
La reine-marguerite est une plante relativement sensible. Il est important de rester vigilant face à quelques ennemis courants.
La fusariose
La reine-marguerite est sujette à la fusariose, surtout en cas d’humidité excessive. Il est donc conseillé de ne jamais la replanter au même endroit deux années de suite afin d’éviter la propagation de cette maladie.
L’oïdium
Les reines-marguerites craignent l’oïdium, une maladie cryptogamique qui se caractérise par un feutrage blanc couvrant les feuilles, apparaissant principalement en plein été lors des périodes sèches.
Les ravageurs
La plante est également sujette aux pucerons et aux vers gris, deux ravageurs à surveiller tout au long de la saison de végétation.
Les utilisations du Callistephus chinensis
En massif et en bordure
La simplicité de culture de la reine-marguerite permet de l’installer dans tous les types d’aménagements de jardins : massifs, bordures, voire en pot ou en jardinière pour les plus petites variétés.
En fleur coupée
Grâce à ses tiges solides et sa longue durée de vie en vase, le Callistephus chinensis est également très apprécié en fleuristerie. Les plantes les plus hautes, pouvant atteindre 100 cm, sont d’ailleurs particulièrement prisées pour les arrangements floraux.
Pour attirer les pollinisateurs
Les fleurs de la Callistephus chinensis sont riches en nectar et attirent les abeilles et les papillons, contribuant ainsi à la pollinisation des autres plantes du jardin et à la promotion de la biodiversité.
Les meilleures associations pour le Callistephus chinensis
Pour accompagner le Callistephus chinensis, vous pouvez opter pour d’autres plantes annuelles comme l’Angelonia, le coquelicot, le pétunia, la nielle des blés ou la nigelle de Damas. Ces associations permettent de créer des massifs colorés et dynamiques qui traversent toute la belle saison.
Le Callistephus chinensis est une plante qui mérite bien sa couronne de reine. Facile à semer, généreuse en fleurs et disponible dans une palette de couleurs exceptionnelle, elle s’impose comme un incontournable des jardins de fin d’été. À condition de lui éviter l’excès d’humidité et de changer son emplacement chaque année, elle vous offrira une floraison spectaculaire jusqu’aux premières gelées.


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