Son DTS ou Dolby : lequel choisir ?

Que vous regardiez un film d’action, une série ou même un documentaire, le son joue un rôle essentiel dans l’immersion. Pour profiter pleinement de vos contenus et obtenir une qualité d’écoute optimale, il est important de comprendre les subtilités des technologies audio disponibles. Parmi celles-ci, DTS et Dolby figurent en bonne place. Ces deux marques proposent des formats audio multicanal qui enrichissent considérablement l’expérience auditive, en créant un champ sonore enveloppant. Mais quelle est la différence entre les deux ? DTS supprime-t-il le bruitage ambiant comme Dolby ? Pourquoi certains films n’ont que du DTS ? Faisons le point sur ces technologies incontournables.

DTS et Dolby : ce que recouvrent vraiment ces deux formats audio

DTS et Dolby ne désignent pas un seul format, mais deux familles de technologies audio utilisées au cinéma, sur disque et en streaming. Elles servent à encoder, transporter puis décoder le son multicanal, avec des variantes compressées ou sans perte selon les usages. Plus précisément, chacune repose sur un signal audio codé, transmis puis interprété par les appareils de lecture. Quand on compare DTS et Dolby, on oppose donc surtout deux écosystèmes, chacun avec ses standards, ses licences et ses niveaux de compatibilité selon les appareils.

Chez Dolby, on rencontre notamment Dolby Digital, Dolby Digital Plus, Dolby TrueHD et Dolby Atmos. Côté DTS, les équivalents les plus courants sont DTS Digital Surround, DTS-HD High Resolution, DTS-HD Master Audio et DTS :X. La différence essentielle n’est pas seulement la qualité brute, mais la manière dont chaque piste audio est diffusée et reconnue. En pratique, le choix dépend souvent moins du nom affiché que de la source lue et du matériel capable de la décoder correctement, notamment lorsqu’il s’agit d’une bande sonore numérique intégrée à un disque ou à un flux en ligne.

Quelles sont les différences de rendu sonore entre DTS et Dolby ?

À l’écoute, la différence entre DTS et Dolby est surtout une question de mixage multivoies et de débit sur un contenu particulier. Beaucoup diront que le DTS est plus direct, plus énergique, les effets étant plus en avant, alors que le Dolby a tendance à être plus lisse, plus homogène et parfois plus subtil dans la création d’espace, avec une dynamique sonore accrue. Rien de tout cela n’est gravé dans la pierre, mais ce sont des tendances qui reviennent souvent selon les éditions Blu-ray et certaines pistes multicanales.

Cela dit, la qualité du rendu dépendra bien plus du mastering effectué, des haut-parleurs surround et de la pièce d’écoute que du logo apposé sur votre disque. Une bonne piste Dolby TrueHD pourra écraser une piste DTS moyenne, et vice-versa. Bien qu’il s’agisse de formats différents, le Dolby Atmos et le DTS :X ont pour but d’arriver au même résultat : sonder l’espace plutôt que des canaux d’écoute, et produire un effet surround virtuel cohérent. Dès lors, c’est la qualité d’intégration de votre installation dans votre pièce qui fera plus de différence que la signature sonore.

Compatibilité avec les téléviseurs, barres de son, amplis et plateformes

Pour bénéficier pleinement de son installation home cinéma ou de ses services de streaming, la compatibilité des formats audio est un critère essentiel. Il faut en effet que chaque maillon de la chaîne puisse gérer le format de diffusion sonore sélectionné pour éviter toute perte de qualité liée à une conversion, et donc profiter d’une expérience immersive optimale. Voici les points principaux à prendre en compte selon les équipements et les usages :

  • Téléviseurs : Les modèles récents gèrent généralement le Dolby Digital, et sont de plus en plus compatibles avec le Dolby Atmos, notamment via HDMI eARC. En revanche, ceux-ci prennent parfois peu ou pas en charge le DTS, souvent pour des questions de licences. La compatibilité HDMI ARC et eARC reste donc un point de vigilance selon les références.
  • Barres de son et amplificateurs : Ces appareils doivent impérativement décoder les formats présents sur vos sources (Blu-ray, streaming…). Le DTS-HD Master Audio et le DTS :X sont encore très répandus sur un lecteur physique Blu-ray et compatibles avec tous les disques UHD. Un amplificateur audio-vidéo récent gère généralement ces formats. Du côté des services en ligne, Dolby Digital Plus et Atmos sont largement majoritaires.
  • Lecteurs Blu-ray et lecteurs dédiés : Ils délivrent un large éventail de formats audio, avec une part importante du DTS ce qui ravira les utilisateurs de disques physiques souhaitant profiter de leur collection dans la meilleure qualité possible, avec une restitution sonore fidèle.
  • Services de streaming : Netflix, Disney+, Amazon Prime Video… privilégient largement l’audio diffusé en Dolby Digital Plus et Dolby Atmos offrant une compatibilité maximale avec l’ensemble du parc d’équipements récents.

Au final, le choix du format audio ne se fait pas uniquement au regard des caractéristiques techniques à proprement parler mais doit également tenir compte de la cohérence et la compatibilité du reste de la chaîne de lecture. Il est ainsi nécessaire d’adapter son équipement comme ses préférences aux formats effectivement supportés pour éviter tout problème de dégradation sonore ou autre complication technique.

Dans quels cas le DTS s’avère le meilleur choix ?

Si votre installation est tournée vers le Blu-ray, les fichiers locaux et le home cinéma classique avec ampli A/V, alors le DTS sera souvent le meilleur format. Dans cette configuration, vous profiterez plus facilement des pistes DTS-HD Master Audio ou DTS :X qui sont généralement présentes sur les éditions physiques, avec des canaux distincts bien séparés. Si vous privilégiez les séances film dans une pièce dédiée équipée de vraies enceintes, avec une source dédiée et peu de dépendance aux applications du téléviseur, alors le DTS a un vrai intérêt.

Il pourra également convenir à ceux qui apprécient un rendu plus démonstratif, dans les scènes d’action notamment, les bandes-son très dynamiques ou certains concerts. Son intérêt sera d’autant plus marqué si votre matériel décode nativement les formats DTS sans restrictions, et si la pièce a bénéficié d’un traitement acoustique de base. En revanche, ce choix sera moins pertinent si votre usage repose principalement sur la diffusion en ligne ou sur une barre de son d’entrée ou de milieu de gamme : dans ce cas l’écosystème Dolby sera généralement mieux exploité.

Quand se tourner vers dolby pour son installation audio

Lorsque l’on recherche une solution simple, compatible et pérenne, Dolby s’impose plus naturellement. C’est le cas pour un téléviseur connecté, une barre de son récente et des services de streaming. Le choix du codec Dolby Digital Plus est l’un des plus courants en ligne et Dolby Atmos s’est imposé comme la référence commerciale du son immersif sur les plateformes. Si vous ne voulez pas avoir de surprises quant aux problèmes de lecture, d’activation du passthrough ou même l’absence de décodage de certains formats, miser sur le Dolby est le choix le plus sûr, notamment avec un décodeur Dolby Atmos intégré.

Il est également tout indiqué pour les installations compactes où l’intégration logicielle peut compter autant que la performance pure. Nombreuses sont en effet les barres de son à revendiquer l’Atmos (parfois avec virtualisation), et c’est tout un écosystème qui a été conçu pour fonctionner simplement entre téléviseur, HDMI eARC et applications. Même en possédant un ampli home cinéma complet, vous pouvez faire le choix du Dolby si vos contenus proviennent majoritairement des services de streaming ou des diffuseurs TV. Ce n’est finalement pas un choix de couleur sonore, mais bien de cohérence.

Les critères qui vont vous aider à départager DTS et Dolby

Prenez d’abord en compte vos sources. Si vous êtes fan de Blu-ray et que vous lisez des fichiers vidéo locaux sur votre matériel audio, assurez-vous que votre chaîne audio décode le DTS. Si votre usage se concentre sur les applis de Netflix, Prime Video et celles de votre TV, Dolby aura quasiment toujours l’avantage. Puis renseignez-vous sur les caractéristiques précises de votre matériel : décodage, passthrough HDMI, eARC, compatibilité Atmos ou DTS :X… Et non pas uniquement sur la marque mise en valeur sur la boîte. Enfin, vérifiez la présence d’un canal central dédié, essentiel pour une bonne intelligibilité des dialogues.

En troisième lieu vient la question de l’usage recherché. Pour une installation évolutive et agréable à vivre, passer par Dolby paraîtra souvent plus logique. Pour exploiter au mieux une vidéothèque physique en branchant un ampli à plusieurs enceintes, passer par le DTS peut être plus profitable, notamment si vous recherchez une restitution dynamique des sons graves et aigus. Dernier conseil : évitez de choisir en fonction du fait qu’un format serait supérieur au second. À niveau matériel équivalent, la différence est surtout liée au contenu regardé, à l’appareil utilisé et au mode d’écoute dans votre salon.