Quelle est la composition de la terre végétale ?

Tout bon jardinier devrait connaitre la terre végétale. Il s’agit d’une sorte d’engrais, qui est nécessaire à la préparation de n’importe quel sol ou terrain, et notamment ceux trop compacts ou caillouteux ou encore pauvres en matière organique. En utilisant la terre végétale, vous optimisez les chances de réussite de vos cultures.

Voilà des années que la terre végétale fait partie de l’environnement de l’homme. Utile dans les cultures,  elle a rencontré un succès phénoménal, surtout depuis 2012. C’est à cette date qu’elle a eu une définition règlementaire et que la confiance des particuliers envers ce matériau a augmenté.

Néanmoins, avant de vous donner la composition de la terre végétale, il semble important de souligner que ce matériau est notamment très utilisé dans les cultures sur sols neufs. En effet, l’accumulation de certains déchets ne permet plus au sol de produire des cultures, ne serait ce que pour une pelouse de qualité.

2012 : une année importante pour la terre végétale

La terre végétale est depuis toujours utilisée par les experts en décoration d’extérieur et les particuliers férus de jardinage. Néanmoins, elle n’a eu de définition règlementaire qu’à partie de l’année 2012. C’est alors l’ANFOR ou Association Française de Normalisation qui s’est lancé dans la création d’une définition exacte du terme.

Une compréhension superflue

Avant 2012, on avait une conception superflue de ce qu’est une terre végétale. Il ne s’agissait que d’une terre que l’on récoltait sur la couche supérieure du sol. Elle est issue d’une décomposition de végétaux, ce qui est à l’origine de sa richesse et de ses performances en tant qu’engrais.

La majorité des particuliers se contentait de dire que la terre végétale était un engrais bio. Ce qui ne rendait pas valeur aux véritables vertus de cet ingrédient.  

La terre végétale : kesako ?

« Une terre issue d’horizons de surface humifères ou d’horizons profonds pouvant être mélangée avec des matières organiques d’origine végétale, des amendements organiques et/ou des matières minérales. » : Ainsi se définit la terre végétale selon l’ANFOR.

Plus précise, mais surtout plus complète, cette définition tend à rassurer les particuliers sur les qualités d’une terre végétale. De nos jours, la demande en la matière augmente de plus en plus.

Selon cette définition, la terre végétale n’est donc pas uniquement un engrais récolté sur la surface supérieure du sol. On y précise les composants que vous devez avoir, gage de la réussite de vos cultures. Mais en plus de simplement lister les “ingrédients” composant la terre végétale, ANFOR a dressé une norme légale précisant la teneur en chaque élément.

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Les composants d’une terre végétale

Les composants d’une terre végétale sont relatés dans la norme NF 4 44-551. Ce n’est pas n’importe quel engrais qui peut faire partie des terres végétales. Il faut obéir à certains critères pour ce faire. Le point.

La teneur en matière organique

Le propre d’une terre végétale est de contenir des matières organiques. Il s’agit après tout d’un sol riche en minéraux issus de la décomposition de végétaux.

Le NF 4 44-551 impose une teneur minimale de 3 % de matière organique dans une terre végétale. Elle doit également avoir une fraction fine supérieure à 2 mm à 50 % de sa masse. Ce sont des gages de sa performance en tant qu’engrais.

En théorie, une terre végétale doit être composée de 65 % de sable, 15 % d’argile, 10 d’humus et de 10 % de calcaire. Le cas échéant, il pourrait n’avoir qu’un impact minime sur la réussite de votre culture.

Tout savoir sur l’innocuité

Pour information, innocuité veut dire innocence. Malgré la présence de certaines matières organiques, la terre végétale doit avoir un taux de pureté minimale. L’ANFOR procède à l’analyse des produits qui vous sont proposés sur le marché, et ce, 2 fois par an, pour s’en assurer.

Selon la norme, la terre végétale devrait présenter un mélange de 3 à 15 % de matière organique en tout.

Ce qu’une terre végétale ne doit pas être

ANFOR précise les seuils minimaux qu’une terre végétale se doit de respecter.  Un léger dépassement ne serait pas catastrophique, pour peu que l’engrais respecte certaines conditions.

Par exemple, elle ne doit pas contenir d’agents pathogènes. Les résidus de décomposition doivent être triés soigneusement pour éviter les parasites. Ils peuvent mettre en péril la bonne santé des plantes.

En outre, une terre végétale doit respecter les normes imposées par l’ETM ou éléments Traces Métallique.

Les différents types de terre végétale

La terre végétale ou la terre de culture peut se présenter de plusieurs manières. Chaque version s’adapte à un usage spécifique. Il en va de la réussite de l’aménagement de votre espace extérieur, une connaissance de base sur le sujet peut être nécessaire.

La terre végétale calcaire

Idéal pour la plantation de gazon dans votre jardin, la terre végétale calcaire est la plus réputée des terres de culture. Elle est plutôt sèche et est un allié incontournables pour la culture de certains espaces rocailleux ou encore de différents arbres.

La terre végétale sableuse

La terre végétale sableuse est plus simple à trouver. Elle présente un taux de perméabilité unique et est facile à drainer. C’est l’engrais idéal pour les plantes vivaces ou les légumes à racines.

La terre végétale argileuse

Celle argileuse s’adapte à n’importe quelle culture. Et pour cause, elle contient un importants taux de fertilisant. Par contre, cette dernière n’est pas adaptée aux espèces qui ne supportent pas la stagnation de l’eau. Elle a une capacité étonnante à retenir les eaux de pluie. Ceux qui n’apprécient pas l’arrosage systématique sont les plus férus en la matière.

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La terre végétale humifère

Pour les pantes d’intérieur comme les azalées et les camélias, la terre végétale humifère est plus indiquée. Outre ses compositions en éléments nutritifs, cette dernière est connue pour sa grande capacité d’emmagasinage d’eau.

C’est également, la terre végétale indiquée sur le sol extérieur. Elle favorise les cultures spontanées, ce qui peut aider dans l’aménagement facile de votre jardin.

La terre végétale franche

Pour ce qui est de la terre végétale franche, elle se prête à tous les usages. Elle est faite de ¼ de compost de ¾ de terre sablonneuse. Les professionnels du jardinage l’apprécient particulièrement de par sa simplicité d’utilisation.

Où trouver sa terre végétale ?

Il reste maintenant à trouver votre terre végétale. De nos jours, il n’y a rien de plus facile. Pour quelques dizaines d’euros le m3, vous pouvez en acheter auprès des fleuristes ou des magasins en ligne. Chez certains revendeurs en gros, vous pouvez même acquérir des tonnes de terre végétale. Si vous en consommez beaucoup, c’est la meilleure solution.

Néanmoins, en récupérer est également une possibilité. Les professionnels du terrassement en ont souvent à donner. Ne vous demandant qu’un frais de livraison, voire même ne vous imposant aucun frais, ces derniers sont les meilleurs alliés que vous pouvez avoir dans la création de votre projet de jardinage. Le seul point négatif est que ces terres végétales ne sont pas analysées par les experts. Elles n’ont pas encore été traitées ce qui peut en ternir la qualité.